C’est l’été, faites passer votre garde-robe au vert….

Le récent décès de plus de 1000 personnes dans un atelier de confection situé au Bangladesh le mois dernier à, pour quelques heures au moins, attiré l’attention des médias occidentaux sur le côté obscure de cette industrie.

Chaque année, quatre-vingt milliards de vêtements sont produits et deux millions de tonnes de textile finissent dans la nature. Un européen possède en moyenne quatre fois plus de vêtements qu’en 1980. La baisse continue du prix du textile ces trente dernières années et l’accélération du rythme des collections nous ont peu à peu transformé en « shopping junkies »

Même si les publicitaires font tout pour nous le faire oublier la « fast fashion » a un coup social et environnemental élevé. 

Crédit Photo: Greenpeace, la mode et la pollution en Chine

Crédit Photo: Greenpeace, la mode et la pollution en Chine


Second producteur de textile au monde, le Bangladesh n’a pas ratifié la convention de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) sur
l’âge minimum d’admission à l’emploi. Le but n’est cependant pas de pointer du doigts ce pays, les conditions de travail chez ses voisins (Pakistan, Chine, etc.) n’étant pas vraiment supérieures. Les droits des travailleurs textiles, principalement des jeunes femmes, y sont en effet faibles ou inexistants (voir le rapport « Fatal Fashion – Analysis of Recent Factory Fires in Pakistan and  Bangladesh » de l’ONG Clean Clothes Campaign). L’accident de l’immeuble Rana Plaza ne constitue, à ce titre, que la partie émergée de l’iceberg.

Produire et se débarrasser de ces millions de vêtements a également un fort impact environnemental. Les substances chimiques toxiques, utilisées notamment pour la teinture des tissus, menacent durablement la santé des habitants et des espèces vivant à proximité des usines (voir le rapport « Les dessous toxiques de la mode » publié par Greenpeace). Seize pour-cent des conteneurs partant à destination de l’Afrique sont aujourd’hui remplis de vêtements que l’on délaisse. Quarante pour-cent des vêtements collectés en Europe partent pour l’Afrique. N’est-il pas tant de se demander à quoi ressembleraient nos campagnes si nous ne disposions plus de magasins caritatifs, des océans et du continent africain pour nous débarrasser de nos « vieux » vêtements ?   

Dechet

Sans entrer dans un processus de culpabilisation (j’espère ne pas déjà y être !?), voici quelques conseils pour une garde-robe durable et éco-responsable:

  • Les vêtements à bas coût s’avèrent bien souvent tentants mais pourquoi ne pas réduire votre consommation et opter pour des produits de meilleure qualité ? Vous avez peur de craquer lors de votre prochaine visite à Henry Street (principale artère commerciale de la capitale)? Quelques questions simples (à toujours garder en tête) devraient vous permettre d’y voir plus clair: Combien de temps vais-je porter ce vêtement? Est-il de bonne qualité? Comment vais-je le porter? Se fondra-t-il dans ma garde-robe? Comment et par qui a-t-il été fabriqué? 

  • Choisissez des tissus naturels comme la soie, le coton bio, la laine ou le lin. Ces tissus sont plus doux, plus agréables à porter, plus durables et biodégradables – Les vêtements synthétiques contribuent notamment à la pollution marine par les microplastiques.

  • (Re) apprenez à lire les étiquettes: Regardez la composition, les certifications (bio, etc.) mais ne vous faites pas berner par le marketing. Je me souviens d’une récente visite dans un « charity shop » la vendeuse m’expliquait qu’il était difficile de trouver des vêtements « vintages » des années 40 ou 50 car… les gens les portaient jusqu’à qu’ils soient usés! (Re) apprenons à lire les étiquettes et à y rechercher la qualité, la chaleur d’un vêtement, etc. 

  • Comme pour le reste, évitons les vêtements qui ont traversé la terre. L’origine du vêtement n’est pas indiquée? Pourquoi ne pas opter pour un principe de base: «Je ne sais pas, je n’achète pas»? 

  • Et pour finir, pourquoi ne pas vous aventurer dans un de ces fameux « charity shops »? On y trouve souvent des pièces d’excellente qualité et cela nous force à être un peu plus imaginatif ;). 

DessinLouison_GreenPeaceLevisBD

Convaincu ? Voici une petite liste non exhaustive des alternatives éco-responsables dans la capitale irlandaise. 

Pour aller plus loin:

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5 commentaires pour C’est l’été, faites passer votre garde-robe au vert….

  1. GRENIER JACQUELINE dit :

    bonjour

    très intéressant votre article sur les vêtements éthiques et toutes les conséquences qui découlent de la fabrication de vetements fabriqués dans les pays où les « ouvriers » sont exploités et travaillent sans protection, …… au péril de leur vie.

    vos sites éthiques sont instructifs.

    connaissez vous des sites sur les sacs à mains en cuir tanné végétal, ou le plus éthique possible
    (j’habite en France) est ce que des sites en irlande s’ils existent vendent et livrent en france ?

    merci d’avance et bravo pour dublinecolo
    Jacqueline

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