Invasions biologiques, le cas de l’Irlande

On considère actuellement que près de 160 espèces venues d’ailleurs s’installent chaque année en Europe. Si les espèces se déplacent depuis des millénaires le processus s’est considérablement accéléré depuis le début du 20ème siècle.

Les voies de dispersions se sont en effet multipliées depuis la révolution industrielle (importations de plantes ornementales, déballastage des bateaux, etc.). Le phénomène est tellement fort que l’on estime désormais que les invasions biologiques sont la deuxième cause du déclin accéléré de la biodiversité, juste après la destruction et la fragmentation des habitats.

Les espèces exotiques envahissantes peuvent être définies comme “des espèces (bactéries, champignons, plantes, animaux…) introduites par l’homme, volontairement ou accidentellement, dont l’installation et la propagation menacent les écosystèmes  les habitats ou les espèces indigènes, avec des conséquences environnementales et/ou économiques et/ou sanitaires négatives”*.

Toutes les espèces non-indigènes implantées en Irlande ne sont bien sur pas dangereuses pour l’environnement ou l’économie – Pensons à la pomme de terre arrivée en Europe au XVI et ingrédient de base de très nombreuses recettes irlandaises.

Selon Colette O’Flynn de l’agence Invasive Species Ireland moins de 1% des espèces exotiques introduites en Irlande deviennent invasives. Encore faut-il savoir les reconnaître!

Invasives

Invasive Species Ireland a récemment publié un guide des espèces invasives clairement indésirables en Irlande. Une liste sur laquelle figurent en bonne place les rhododendrons – qui nous ont pourtant enchanté lors de notre séjour dans le Connemara, les griffes de sorcière couvrant les dunes, la balsamine de l’Himalaya, l’écureuil gris mais aussi de nombreuses espèces aquatiques comme la moule zébrée.

Si les habitats abîmées comme les zones nues en bordure de route constituent le terrain privilégié des espèces invasives quelques gestes simples permettent aussi de limiter leurs proliférations:

  • Eviter de les planter ou de les relâcher dans la nature
  • Préserver la biodiversité dans son jardin, etc. Un espace sur lequel sont implantées diverses espèces résiste mieux aux invasions biologiques car ces espèces de part leur diversité  utilisent un plus grand nombre de ressources disponibles (limitant ainsi la quantité de ressources disponibles pour l’envahisseur).
  • Faire circuler l’information auprès de son entourage – Un homme averti en vaut deux!

Pour aller plus loin:

* McNeely et al. 2001 “Global Strategy on invasive alien species

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